PROSUMA vs CFAO : Le combat ne se limite pas au panier de la ménagère

À Abidjan, la rivalité entre Prosuma et CFAO dépasse désormais le simple prix du riz : elle se joue sur l’expérience client et le lifestyle dans leurs centres comme Cap Sud et PlaYce. Les supermarchés attirent le trafic, mais les enseignes plus rentables culture, mode, restauration et loisirs (ex. Fnac, Kiabi, Burger King) augmentent le temps de présence et stimulent les achats impulsifs. À l’inverse, Auchan mise sur la proximité et la praticité : deux stratégies différentes, mais un même objectif capter le temps et l’attention des consommateurs abidjanais.

PROSUMA vs CFAO : Le combat ne se limite pas au panier de la ménagère

Oui, Prosuma et CFAO se battent sur le prix du riz ou le sourcing local.

 

Mais en vous promenant à Cap Sud ou à PlaYce, vous avez sans doute remarqué que les logos des supermarchés sont entourés d’une galaxie d’autres marques.

 

LA LUTTE POUR LE PANIER DE LA MENAGERE EST AUSSI DEVENUE UNE CONCURRENCE POUR L’EXPERIENCE CLIENT ET LE STYLE DE VIE

 

D’un côté Prosuma déploie « l’artillerie lourde » pour les loisirs, la culture, et l’équipement de la maison : la Fnac pour la culture, Gifi pour l’équipement, La Grande Récré pour les enfants, l’Œnothèque ou Nespresso pour l’art de vivre. Il y a aussi de la mode (Mango, Woodin…)

 

Côte CFAO on est plus strictement axé mode et restauration : Kiabi, Celio, Gémo pour habiller l’ensemble de la famille, et bien sûr Burger King, marque clé du food-court.

 

LES ACTIVITES LIFESTYLE SONT PLUS RENTABLES

 

Sur l’alimentaire la concurrence par les prix est forte, et les marges faibles. Les supermarchés sont un produit d’appel, ils créent le trafic.

 

A l’inverse les enseignes lifestyle sont plus rentables et permettent d’éponger plus facilement les coûts fixes élevés : terrain, bâtiment, clim, parking, …

 

L’IDÉE C’EST DE MULTIPLIER LES PRETEXTES DE VISITES POUR AUGMENTER LE TEMPS DE PRESENCE

 

Ce que le jargon du marketing appelle le « sticky factor ».

 

On n’a pas toujours besoin de faire « le plein » de courses. Mais on a besoin de capsules de café, d’un t-shirt pour le petit dernier ou d’une idée cadeau de dernière minute.

 

En multipliant ces prétextes, les malls s’assurent que vous revenez plusieurs fois par mois. Une fois sur place, « puisqu’on y est », on finit parfois par prendre un pack d’eau ou des yaourts.

 

LES CINEMAS – UNE ARME « ULTIME »

 

Il y en a beaucoup. Le prétexte en or : aller voir le dernier blockbuster.

 

Un film c’est 3h sur place et ensuite un burger au food-court, un t-shirt pour le petit dernier, un cadeau pour une occasion proche, ou parce qu’on est sur place un achat complémentaire au supermarché.

 

AUCHAN TOUJOURS LE CONTRE EXEMPLE

 

Pas de décor luxueux, pas de cinéma, pas d’enseigne prestigieuse.

 

Ce qui ne veut pas dire que l’expérience est négligée. Mais une expérience différente, sans superflu, axée sur le confort / l’aspect pratique (le « convenience ») : un centre propre, sécurisé, climatisé, où on peut se garer.

 

Auchan se concentre sur l’essentiel et fait le pari de la proximité – pourquoi faire une heure de voiture alors qu’on peut faire ses courses facilement à quelques minutes de chez soi ?

 

D’un côté on élargit l’offre, de l’autre on optimise la durée. Pour un même objectif : CONQUERIR VOTRE TEMPS ET VOTRE ATTENTION.

 

Là encore, l’avenir nous dira quel modèle correspond le mieux aux habitudes et aux attentes à Abidjan.